Les meilleurs spots de street art de l’est de Paris

L’est de la capitale regorge d’œuvres de street art. À commencer par chez JO&JOE Nation(2) où vous pourrez admirer la sélection de 5 artistes français et européens  (Shure, Freddish, Simple G, billygee…) du collectif Maquis-Art du rez-de-chaussée aux salles de bain en passant par les couloirs, les chambres pour finir jusqu’au rooftop du 5ème étage.

Belleville, berceau d’artistes de rues depuis le début des années 80 qui ont investi des squats transformés à présent en galeries et ateliers d’art. Jérôme Mesnager, Kamlaurene, ​Obey, ​de nombreux artistes français et internationaux viennent régulièrement s’y poser. Une invitation à arpenter les rues de ce musée du street art à ciel ouvert et découvrir Paris sous d’autres pans.

Photo credit : @MarvinBonheur

On débute par la ​rue Sainte-Marthe​ et ses alentours. Dans ce quartier du 10e aux allures de village, on vient admirer les mixes de collages et de pochoirs de Noar Noarnito, les portraits collés de Zelda Bomba ou encore les graffitis colorés qui habillent ses murs, dont les fameux chats de l’artiste et skateur Michael Kershnar.

À quelques pas de là, un autre site mythique, la piétonne ​rue Dénoyez​. Depuis le début des années 2 000, cette rue pavée longue d’à peine plus de 150 mètres s’est vue illustrée par Manyoly, Kamlauren ou Lolie Darko et ses graffs d’enfants tristes. Zelda Bomba y affiche également ses visages aux yeux si particuliers. De multiples street-artistes se relaient pour recouvrir ses murs, poteaux et devantures de fresques en tout genre, régulièrement renouvelés.

Photo credit : @MarvinBonheur

Autre rue prise d’assaut par les artistes, la ​rue de la Fontaine au Roi​, dans le 11e dont une partie des murs est recouverte de fresques en perpétuelle métamorphose. Parmi les œuvres qui méritent le coup d’oeil : les surprenants vélos de l’artiste Ride In Peace exposés aux côtés d’un portrait d’Obey, pseudo de l’influent muraliste américain Frank Shepard Fairey (à qui l’on doit l’iconique poster ​Hope​ de Barack Obama). Cette rue abrite également certaines des mondialement célèbres mosaïques à pixels d’Invader, premier artiste urbain à avoir collé une œuvre sur un satellite envoyé dans l’espace.

Direction ensuite le quartier de Ménilmontant par la ​rue Oberkampf ​qui abrite, à son numéro 107, les œuvres éphémères du collectif le M.U.R. À la demande de la Mairie de Paris, l’asso met en lumière des talents du street art sur un ancien panneau d’affichage devenu espace d’expression libre, renouvelé tous les 15 jours.

On remonte un peu sur Oberkampf pour se faire le mur de la ​rue des Maronites​, dans le 20e. Ce qui nous attend ? Une énorme œuvre futuriste et colorée réalisée en 2014 par un groupe d’artistes à l’initiative d’Alex Aka AKHINE (du MAC Crew et du 3HC Crew) et d’Hopare, autre grande figure du street-art.

Rendez-vous à présent dans la pittoresque ​rue des cascades​ dans le 20e, pas très connue mais impressionnante en matière d’art urbain. Le point de départ ? Une fontaine (clin d’œil aux eaux de Belleville) en trompe-l’œil​ ​dont semble s’échapper un corps blanc, fameux ​“symbole de lumière, de force et de paix”​ signé Jérôme Mesnager. La ligne de conduite de ce peintre et graffeur de la première heure : “Dans la rue, on peut faire de l’art pour les gens de notre époque, pour les passants comme pour les clochards !”​.

Photo credit : @MarvinBonheur

En avançant dans la rue des cascades, régulièrement confiée à des artistes et muant au fil de leurs inspirations, on pourra notamment apercevoir les personnages aux yeux ronds et noirs du duo Kamlaurene qui semblent nous scruter en retour, tout comme les impressionnants portraits signés Manyoly. Impossible également de manquer l’ange déchu des mains desquelles s’échappent des papillons, cette magistrale œuvre au pochoir réalisée par Ender – artiste bellevillois passionné par la Renaissance.

On retrouve à nouveau ​Jérôme Mesnager au début de la ​rue de Ménilmontant​, dans le XXe avec sa colossale fresque intitulée ​C’est nous les gars de Ménilmontant. R​éalisée en 1995 en l’honneur des habitants du quartier, elle met en scène ses bonhommes en blanc en pleine ronde musicale.

Nous voici arrivé en haut du ​Parc de Belleville​ où se trouve son ​Belvédère. ​Tout en jouissant d’une vue imprenable sur Paris, on déambule entre les colonnes revisitées par Seth et on se laisse happer par l’univers poétique de ce globe-painter parisien mettant en scène des enfants nous cachant leur visage.

Photo credit : @MarvinBonheur

On clôture cette visite des murs de l’est parisien ​rue de Ménilmontant​ au niveau du croisement avec la rue des Pyrénées. Ici se dresse le vaste ​mur du Pavillon Carré de Baudouin.​ Recouvert de fresques colorées, le mur est géré tout comme le lieu d’exposition qu’il renferme, par l’association Art Azoï. 

Nos adresses

rue de la Fontaine au Roi

  • Mur
  • Fresque
  • Mosaïque

rue des Maronites

  • futuriste
  • couleurs
  • Mur

parc de Belleville

  • Vue panoramique
  • Poétique
  • Enfants
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